Vendredi 13 novembre 2009
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Tiens mais regardez qui
est là? clame Solange assez fort pour être entendu de toute la salle. Si tu nous avais fait part de ton intention de venir à Valence, tu aurais évité de prendre ta voiture. Avant de partir,
nous allons manger un peu, et je vais venir avec toi pour rentrer.
La proposition ne prêtait pas à discutions, le ton était péremptoire, et de
toute manière elle n'attendait pas de réponse, parlant déjà d'autre chose.
Je ne manquais pas de remarquer le brusque passage du vous au
tutoiement.
Après le repas, nous prenons la route les premiers, les deux collègues ayant
envisagés de prolonger encore un peu la sortie.
_C'est gentil d'être venu nous rejoindre, tu avais envie de me voir?
_J'ignorais votre déplacement, mais je suis content de pouvoir vous parler, les
occasions sont rares.
Au fur et à mesure que nous prenons de l'altitude, le ciel est
menaçant. Les premiers flocons de neige s'écrasent en silence sur le pare brise. Le nuit est maintenant totale, les lumières de la voiture percent difficilement le rideau de neige.
Mademoiselle Solange raconte joyeusement le déroulement de sa journée,
m'interroge de temps à autres. La visibilité est de plus en plus médiocre, et mes réponses sont brèves, la route difficile et glissante réclame toute mon attention. L'espace clos de la voiture, le
silence qui nous entourent, la visibilité réduite, cet ensemble est propice aux confidences. Le ton de voix de Solange a changé, il est plus grave et plus rauque. Je ne comprends plus ce qu'elle
peu bien me dire, je ne perçoit qu'une mélodie.
J'ai très bien senti la main de Solange se poser sur ma cuisse,
pas surpris par ce geste très familier auquel je m'attendais. Sa proposition , si l'on peu dire, de rentrer avec moi m'avais préparé à cette intimité. J'étais bien entendu incapable de répondre par
un geste les deux mains sur le volant pour maintenir la voiture sur la route de plus en plus glissante. Une parole? je ne trouvais pas les mots.
Le silence s'était installé entre nous, complice. Il était
agréable le vas et vient lde sa main légère, qui du genoux remonte jusqu'au plis de l'aine. Si la route n'avait pas été aussi délicate à négocier, j'aurais sans aucun doute osé faire de même.
La neige persistait,de plus en plus drue, par moment je
cherchais le bas-coté de la route, Les virages se suivent sans discontinuer, la voiture dérape parfois.
J'ai bien tenté de redresser, mais rien à faire,
lentement, inexorablement, la voiture plonge dans un petit fossé.
Son geste brusque pour ouvrir mon pantalon m'a
surpris et dans un geste réflexe de protection, j'ai tiré légèrement le volant à droite.
Il n'y à rien de grave, seulement la roue droite à
quittée la route. Seul je ne peu rien faire, visiblement ma passagère n'a pas l'intention de m'aider; Faute de chauffage, mais pas uniquement, l'atmosphère est devenue glaciale dans
l'habitacle.
Les phares d'une voiture, les collègues nous ont
rattrapés. La voiture est sur la route sans beaucoup d'efforts.
Mademoiselle Solange monte dans l'autre voiture
après avoir, d'autorité débarqué Gilles.
_Depuis quelque temps il fait très froid dans ma voiture
et c'est insupportable dit-elle.
Si d'aventure une semblabe situation vous
arrive, gardez les deux mains sur le volant.
Par falco
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